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dimanche 5 mai 2013

Ce sacré Don Giovanni

Le week end dernier, H&M, des amis bretons (et non suédois) de passage à Paris, nous ont emmené à l'opéra, au Théâtre des Champs Elysées. La soeur de M jouait dans l'orchestre en tant que violoncelliste. Il s'agissait de Don Giovanni, le célèbre opéra de Mozart.


Figurez-vous - j'ai honte - mais j'ai réalisé seulement à cette occasion que Don Giovanni et Don Juan c'était du pareil au même. Je n'avais jamais fait le rapprochement ! Je rappelle l'histoire pour les ignorants comme moi. Le riche et beau Giovanni est un séducteur et coureur de jupons impénitent qui sévit à Séville. Il est insatiable. Il lui faut des femmes en permanence : des jeunes, des vieilles, des laides, des idiotes, qu'importe ! Pour rencontrer ces dames, il se fait souvent aider par son valet et complice Leporello. Et que la dame en question soit déjà fiancée ou mariée c'est le cadet de ses soucis. L'opéra s'ouvre sur un meurtre : don Giovanni tue le Commandeur qui l'a surpris auprès de sa fille, Donna Anna. Puis s'ensuivent des tas d'intrigues amoureuses avec Donna Elvira, Donna Anna, Zerlina , , lesquelles se finissent de plus en plus mal pour notre héros. A un moment donné, Leporello et Don Giovanni échangent même leurs rôles pour tromper les ennemis du séducteur. Et puis tout à coup le Commandeur ressuscite et s'invite à dîner chez son assassin !! Il demande à Don Giovanni de se repentir mais ce dernier refuse et alors il est englouti par les flammes de l'enfer ... Fin.

L'opéra, créé par Mozart en 1787, était dirigé par Jérémie Rohrer et mis en scène par Stéphane Braunschweig. Une mise en scène très contemporaine et très déstabilisante. Les costumes sont d'aujourd'hui et les scènes se trouvent être dans des décors de chambre à coucher ultra contemporaine, une salle de massage, et même la morgue (Don Giovanni finit dans un four crématoire !). Tout est noir et blanc, ultra minimaliste et peu à peu quelques couleurs surgissent .. du rouge .. et des costumes d'époque ! J'avoue que je n'ai pas tout compris. Mais du coup on a moins souffert du fait que nous étions placés dans les places de pauvres, dans un balcon tout en haut du théâtre avec vue sur la moitié de la scène seulement.

Heuseusement il reste la musique ... extrait


Le tube : la fameuse liste des maitresses de Don Giovanni par Leporello (emprunté à une autre mise en scène) 1003 rien qu'en Espagne vous imaginez ?!


mardi 12 juin 2012

Pop'pea

La semaine dernière je suis allée à l'opéra. Pour un opéra un peu spécial. Pop"pea ! "Le couronnement de Pop'pea", le dernier opéra de Monteverdi revisité en opéra rock à la sauce Pierrick Sorin. Pierrick Sorin, le vidéaste nantais que je suis depuis plus de dix ans ne s'arrange pas avec l'âge. Toujours aussi fou ! Mais j'aime toujours autant. Pour ceux qui ne le connaissent pas, il s'est fait surtout connaitre en se mettant en scène dans des sortes de théâtres optiques réalisés en maquette ou à partir d'objets réels dans lesquels son image est projeté en hologramme. C'est un peu difficile à décrire. Ca donne ça par exemple :

Pierrick Sorin tourne disque
 Pour Pop'pea, il projette l'image des décors créés sur scène sur un écran placé au dessus et y incruste les artistes en live. Génial ! En 2008, il avait déjà mis en scène un opéra (ou plutôt un opéra bouffe) : "la Pietra del Paragone" de Rossini, que j'avais vu également et beaucoup aimé.

Le casting de Pop'pea est alléchant : dans le rôle titre de Néron : Carl Barat (ex co-leader avec Pete Doherty des Libertines), Marc Almond (le chanteur des Soft Cell - Tainted Love le tube new wave vous vous souvenez ?) dans le rôle de Senèque, et Benjamin Biolay pour Othon. Et Peter Howard, ex batteur des Clash à la batterie et à la direction musicale. Pas mal n'est-ce pas ? En Poppea la cantatrice Valérie Gabail et la chanteuse de jazz Fredrika Stahl pour Drusilla. 

J'ai été un peu déçue par la prestation de Biolay que j'aime beaucoup par ailleurs mais qui manquait un peu d'épaisseur et ne semblait pas très à l'aise sur scène. Le jeu de Carl Barat m'a un peu perturbé au début mais au fil du temps il a pris ses marques et son envol. Il a finalement très bien su rendre la fougue et la folie de Néron. Mais celui qui "crève la scène" c'est sans conteste Marc Almond, superbe voix toute en fragilité. Ca m'a donné envie d'écouter ses derniers albums.

Pop'pea : Néron au bar avec Othon
La Pietra del Paragone
Comme ils se sont super protégés au niveau des droits je ne peux hélas pas vous passer d'extraits. Alors je vous propose de retrouver Marc Almond dans un rôle prémonitoire :


et Carl Barat qui pousse la chansonnette