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mercredi 12 juillet 2017

Le Grand (Méchant) Retour

Coucou me revoilou ! après 4 ans d'absence,  presque jour pour jour ! Pour ceux qui me suivent de près, l'histoire a continué sur un autre blog dédié à notre petite fille et l'histoire de notre rencontre au Vietnam.

Et c'est d'ailleurs cette même petite fille qui m'a servi de prétexte pour aller voir au cinéma le week end dernier "Le Grand Méchant Renard" de Benjamin Renner et Patrick Imbert.  Benjamin Renner est un auteur de BD et réalisateur de films d'animation. C'est lui d'ailleurs qui a co-réalisé Ernest et Célestine, césar du meilleur film d'animation 2013. Patrick Imbert est un animateur qui a travaillé également sur Ernest et Célestine ainsi que sur Avril et le monde truqué

Adapté de la BD éponyme, le film est divisé en 3 histoires de 26 minutes. Toutes aussi drôles les unes que les autres. J'ai néanmoins une tendresse particulière pour la deuxième, ce pauvre renard qui aimerait tant être craint de tous - tel son ami le loup - et qui se retrouve malgré lui maman de trois petits poussins. J'aime beaucoup leurs voix aux petites boules jaunes. Le personnage du loup est bien vu, et Petit Michel craquant. Le graphisme des dessins est très beau, très épuré et tout en légèreté. Ca donne vraiment envie de savoir dessiner.


Clairement ce film s'adresse tout autant aux enfants qu'aux adultes qui y trouveront largement leur compte. Un film parfait pour l'été 

mercredi 31 juillet 2013

Louxor j'adore

Un dernier petit message avant le grand départ pour le Vietnam et la rencontre avec notre petite TH. Une nouvelle vie commence. Aurais-je encore le temps de vous écrire ???

Ce serait dommage car je viens seulement de comprendre après un an et demi de blog comment gérer les libellés ! Cf en haut à droite de votre écran. Vous pouvez maintenant cliquer directement sur un thème de votre choix pour faire apparaitre tous les messages relatifs à ce thème. Plus le thème est écrit en gros et plus il y a de messages associés.

Hier, ma copine C m'a invité à l'accompagner au cinéma Louxor tout nouvellement restauré. Vous avez sans doute déjà aperçu cette façade magnifique néo égyptienne toute décatie sur le Boulevard Magenta, à Barbès. Le bâtiment date de 1921 et est l'oeuvre de l'architecte Henri Zipcy. Dès l'origine le bâtiment est dédié au cinéma, et il le restera jusqu'en 1983, même si depuis 1970 on y passait que des films exotiques type bollywood et parfois même des films porno ! En 1983 le bâtiment est vendu à Tati qui souhaite l'aménager en énième magasin. Mais leur projet échoue car la façade et la toiture du bâtiment ont été classés monuments historiques en 1981, rendant difficile sa transformation. Le lieu est donc transformé pendant quelque temps en boite de nuit antillaise ("la Dérobade" puis gay ("Megatown") puis il ferme définitivement ses portes en 1988. Grâce aux associations de quartier qui se battent sans relâche depuis 2001, le Louxor est racheté à Tati par la Mairie de Paris en 2003 et rénové à partie de 2010. Il a rouvert ses portes le 17 avril dernier.

La rénovation extérieure est tout réussie je trouve; c'est kitsch certes mais car pas trop clinquant. L'intérieur est plutôt simple mais la salle 1 avec sa (fausse) verrière est magnifique. On se met au 1er balcon. "Jour de Fête" de Jacques Tati y est projeté. Ca tombe bien car c'est le seul Tati que je n'ai jamais vu et je trouve le clin d'oeil intéressant (les 2 Tati se faisant face !). Ce film est incroyable ! On y revit une fête de village dans la France d'après guerre et les tribulations de François le facteur qui fait sa tournée "à l'américaine". C'est d'un autre temps pourtant pas si lointain et on peut mesurer le chemin parcouru. Un document exceptionnel avec les facéties de Tati qui me font toujours rire. 
Un bémol toutefois : le confort des sièges est assez rudimentaire et c'est dommage.

Nous allons ensuite prendre un verre dans le petit café terrasse du Louxor. Superbe ! avec sa vue sur Barbès, on voit même un bout du Sacré Coeur !

Le Louxor en 1930
Le Louxor en 2013
La salle 1
Les luminaires


Bonnes vacances à tous !

mardi 2 juillet 2013

Le Spielberg des 70's

J'ai en tête de voir (et revoir pour certains) la filmographie complète de Spielberg, par ordre chronologique s'il vous plait ! et jusqu'ici contre toute attente je ne suis franchement pas déçue. J'inclue dans sa filmo "Duel" réalisé en 1971 même s'il s'agit à la base d'un téléfilm car c'est quand même son premier grand succès. Vous l'avez sans doute vue cette horrible course poursuite entre un gros poids lourd conduit par un chauffeur qu'on ne voit jamais et un automobiliste lambda. Avec une montée en puissance du suspense insoutenable. C'est un très bon film que j'ai eu plaisir à revoir et qui lui vaudra le Grand Prix du Festival d'Avoriaz.

Spielberg avait 25 ans lorsqu'il le réalise. Avant cela il avait fait quelques courts métrages (dont "Amblin" qui lui ouvrira les portes d'Universal et qui deviendra le nom de sa maison de production) et des séries dont le premier épisode de la série Colombo. Après "Duel" qui ressortira en 1973 au cinéma, il tourne "Sugarland Express" (1974) tirée d'une histoire vraie, l'histoire d'un couple qui sort de prison et qui tente de récupérer l'enfant qui leur a été retiré. Une autre course poursuite plutôt façon road movie à travers le Texas avec de très belles images à la clé comme dans "Duel". Un très bon film qui fit pourtant à l'époque un gros flop mais obtint tout de même le prix du scénario à Cannes. Je vous le recommande.

La carrière de Spielberg aurait pu se terminer sur cet échec cuisant mais il n'en est rien car il a en tête de réaliser un film tiré d'un livre qu'il a dévoré : "Jaws", dont il fera le premier blockbuster de l'histoire du cinéma : "les Dents de la Mer" sorti en 1975. J'avais un peu peur de le revoir car je pensais que ça avait bien vieilli et j'ai été agréablement surprise. Je trouve que c'est un bon film et les effets spéciaux ne sont pas si mal pour l'époque. Le film vaudra d'ailleurs à son réalisateur trois oscars et une reconnaissance internationale.

"Rencontre du troisième type" que je viens tout juste de voir, est sorti en 1977. Spielberg s'essaie pour la première fois à la science fiction. Des "gentils" extra-terrestres tente d'entrer en contact avec les terriens. François Truffaut joue le rôle du scientifique (français) qui dirige la rencontre. Dans le rôle du héros on retrouve Richard Dreyfus qui jouait le spécialiste des requins dans les "dents de la mer".  Encore une bien bonne surprise. Le film remporta d'ailleurs de nombreux prix.

Un sans faute donc pour le moment pour Spielberg que je n'affectionnais pas particulièrement jusqu'alors. La machine Spielberg va-t-elle finir par s'enrayer ?

A suivre ...




dimanche 19 mai 2013

La fabuleuse histoire de Rodriguez

Sugar Man, ça vous dit quelque chose ? C'est un film sorti confidentiellement en France en décembre 2012 (oscar 2013 du meilleur film documentaire quand même) et qui n'en finit pas de faire parler de lui. Du coup, six mois plus tard, il est encore visible dans plusieurs salles. C'est ce qu'on appelle un vrai succès de bouche à oreille et même un début de phénomène.

J'y suis donc allée ... pour vous servir. Résultat : j'ai passé un excellent moment. C'est une belle histoire comme on les aime, parfaitement mise en scène par le réalisateur suédois Malik Bendjelloul. L'histoire d'un type, Sixto Rodriguez, musicien chanteur d'origine mexicaine à Détroit dans les années 70, chanteur parfaitement inconnu et oublié, une histoire à rebondissement. C'est une sorte d'enquête policière menée par deux fans d'Afrique du Sud (où Rodriguez est aussi connu qu'Elvis Presley !) qui cherchent à en savoir plus sur ce chanteur mythique. Ça fait un peu penser au film "Buena Vista Social Club". Je ne vous en dis pas plus car l'intérêt du film repose en partie sur le suspense. C'est bien filmé, il y a de belles images, et on découvre au fil du film la musique et la voix envoutante de Sixto qui est souvent comparé à Bob Dylan. 

On ressort de la salle émerveillé et perplexe, avec l'envie d'en savoir plus. Après vérification on se rend compte que le réalisateur a un peu arrangé l'histoire à sa sauce. Il a sélectionné tous les faits (réels) servant sa jolie histoire et en a omis d'autres importants susceptibles d'aller à l'encontre de son scénario. Pourquoi pas. C'est un film de cinéma et pour cela il a bien rempli son rôle : nous faire rêver et nous démontrer une fois de plus que tout est possible dans ce monde.

A voir absolument, en salle, en VOD ou même en DVD (il vient tout juste de sortir) ou écoutez ses disques. Il n'a fait que deux albums : "Cold Fact" et "Coming from Reality"

La chanson phare du humble Rodriguez : "Sugar Man" de l'album "Cold Fact"


"I wonder" de "Cold Fact"


La poignante et prémonitoire "Cause" de l'album "Coming from Reality"



En extrait vidéo je vous mets la bande annonce mais je vous conseille de l'éviter si vous voulez voir le film car tout y est dit ou presque et c'est vraiment dommage.


PS : pour le concert à la Cigale et au Zénith laissez tomber c'est archi complet !

samedi 27 avril 2013

Demy et son monde en-chanté

Le week end dernier, je suis allée voir l'expo consacrée à Jacques Demy à la Cinémathèque. Jacques Demy, vous connaissez tous, c'est lui qui a réalisé "Les Demoiselles de Rochefort", "Les Parapluies de Cherbourg", "Peau d'Âne" et aussi "Lola", "Une Chambre en Ville".

Je n'ai pas vu beaucoup de ses films mais j'aime beaucoup les trois premiers que je viens de citer, et en particulier les Demoiselles de Rochefort. J'ai longtemps pensé que ce film était un peu "neuneu" et ridicule avec ses dialogues chantés et plutôt réservé aux ados/enfants. Puis F me l'a fait voir sous un jour nouveau et depuis je trouve que c'est vraiment un film culte. C'est très graphique, les chorégraphies réglées comme du papier à musique, des couleurs chatoyantes, la musique (Michel Legrand fidèle complice de Demy) et ses chansons superbes. Lors d'un petit périple dans le sud ouest il y a quelques années, nous avions fait étape à Rochefort qui célébrait les 45 ans des Demoiselles : parcours fléché dans la ville pour retrouver les différents lieux de tournage, expos, reconstitutions de scènes en live. Super! J'ai plus de mal avec le côté 100% chanté des parapluies mais les décors sont incroyables (les robes assorties à la tapisserie c'est quelque chose).

L'expo retrace les différentes périodes du réalisateur, de ses premiers pas à la fin de sa vie en 1990, en passant par sa période Nouvelle Vague. Tout petit déjà, grand cinéphile, Demy bricolait des films d'animation. Il vient de Nantes. De là vient sans doute son attirance pour les ports car l'action de la plupart de ses films se situe dans les ports.  Il y a beaucoup de photos - très belles - prises par Agnès Varda sa femme et complice. on y voit également un petit film incroyable - le tout jeune Harrison Ford fraichement débarqué à Hollywood, passant un bout d'essai pour le couple à Los Angeles (pour le film "Model Shop" que j'aimerais bien voir d'ailleurs). Dans un autre extrait, l'acteur raconte qu'il leur doit beaucoup car ils sont les seuls à avoir cru en lui (ils voulaient l'engager mais la production a refusé) et ça l'a aidé à tenir pendant les années de galère qui ont suivies. On peut également y voir une reconstitution des robes couleur de soleil, de ciel et de lune de Peau d'Âne ainsi que le costume original de la souillon et bien d'autres choses encore. Je ne vous en dis pas plus au cas où vous souhaiteriez y aller.

A recommander aux fans et à ceux qui ont envie d'en savoir plus sur l'univers Jacques Demy si singulier. Ca vous donnera probablement envie de voir ou revoir ses films. En payant un tout petit peu plus cher la place d'expo on peut d'ailleurs aller voir un de ses films à la cinémathèque. Nous avons choisi Lola, vu déjà mais il y a si longtemps. Les autres films de la fin de sa vie m'attirent moins, ils ont l'air beaucoup plus sombres.

J'aime bien le générique des Parapluies


Une belle photo de Deneuve tirée des parapluies


Le générique des Demoiselles 


Les précieux conseils de la fée à Peau d'Âne .. 


TRIBUTE aux Demoiselles ..  J'ai eu du mal à choisir les extraits, je les aime tous !
Vous n'auriez pas envie de vivre dans ce monde de Bisounours, vous ? Moi si !

 
La fameuse chanson de Maxence par un tout jeune Jacques Perrin décoloré


Andy (Gene Kelly), amoureux, juste après sa rencontre avec Solange (Françoise Dorléac)


Expo le monde en-chanté de Jacques Demy - Cinémathèque - jusqu'au 04/08/2013

samedi 9 février 2013

Couleur de peau : miel

Hier soir, j'ai vu un très beau film. Il date déjà de l'été dernier mais je l'avais loupé. Ca s'appelle "couleur de peau : miel". C'est l'histoire du petit Jung, adopté en 1971 en Corée (il faut savoir que près de 200.000 enfants y ont été adoptés suite à la guerre de Corée).  Il avait à peine 5 ans lorsque, errant dans les rues de Séoul, il est "ramassé" par un policier et recueilli par un orphelinat qui le confie à un couple belge. Le film raconte son arrivée dans cette famille, ses relations avec ses 5 frères et soeurs (une petite fille adoptée elle aussi de Corée rejoindra la famille), ses parents, les autres enfants adoptés, ses rapports à l'Asie, et surtout la quête de son identité jusqu'à son adolescence, moment très difficilement vécu.

Jung est devenu grand. C'est aujourd'hui un homme de 47 ans. Il était présent à la projection du film on a donc pu échanger après la séance. Il est aujourd'hui dessinateur de BD. Le film est d'ailleurs l'adaptation de deux BD magnifiques sorties en 2007-2008 qu'il nous a dédicacées! Le film est donc comme un dessin animé entrecoupé de vrais images de son histoire et images d'archives. C'est super bien fait, très émouvant évidemment et plein d'humour. Etait également présent un autre adopté coréen de l'association "Racine Coréenne" et qui nous a aussi raconté son histoire. Plus jeune que Jung (il a 31 ans) il a fait un (1er) voyage d'agrément en Corée l'année dernière et a retrouvé sa mère alors qu'il ne la cherchait pas vraiment. Il avait juste laissé en passant un mot à l'administration coréenne disant qu'il allait bien pour le cas où un jour ses parents chercheraient à avoir de ses nouvelles et il s'est aperçu à cette occasion que ses parents le recherchaient depuis dix ans ! Les raisons de l'abandon sont souvent les mêmes : la pauvreté bien sûr mais aussi et surtout la pression sociale. La femme coréenne dans ces années là n'avait pas vraiment droit au chapitre et élever un enfant seul, issu d'un couple légitime ou non, ou issu d'un militaire étranger, était  peu concevable. 

C'était vraiment intéressant d'avoir leur point de vue à tous les deux. J'ai été marquée par leur rapport ambigu au monde asiatique, rejeté dans un 1er temps (Jung change de trottoir à chaque fois qu'il croise un autre enfant asiatique!), apprivoisé peu à peu (j'adore le moment où Jung décide d'être "japonais"!) jusqu'à être pleinement assumé (lui qui ne fantasmait que sur des blondes pulpeuses à fortes poitrines s'est finalement marié à une asiatique (également adoptée de Corée!). Et puis le rapport à sa mère, où plutôt à ses mères. De la quête de la mère biologique fantasmée dont il ne sait rien, et qu'il dessine sous différentes formes mais sans visage, comme une ombre, et ses rapports complexes avec sa mère adoptive, dure et pas câline pour un sou (faut dire qu'elle et sa propre mère se vouvoient et se serrent la main pour se dire bonjour) et dont il attend tellement ; il faudra qu'il en fasse des conneries et même qu'il touche le fond pour attirer enfin son attention et la retrouver.

J'attends avec impatience la suite des aventures de Jung. Le tome 3 de la BD est en préparation.


samedi 26 janvier 2013

Quiz amical

Ca y est ! J'ai fini de regarder l'intégrale d'Amicalement Vôtre. Ce n'était pas si difficile puisqu'il n'y a que 24 épisodes en tout et pour tout. J'ai eu l'impression de les voir pour la première fois. Et pourtant que de samedis j'ai dû passer à les regarder. Vous vous souvenez sans doute de "La une est à vous" devenu par la suite "Samedi est à vous" qui diffusaient à la demande des téléspectateurs toutes les séries américaines de l'époque. Le charme de la série opère toujours mais il faut avouer qu'il repose exclusivement sur le tandem formé par les deux protagonistes interprétés par Roger Moore et Tony Curtis. L'opposition entre le lord anglais et l'arriviste américain, l'humour présent en toutes circonstances est toujours aussi truculent. Le scénario laisse souvent à désirer mais on lui pardonne.
Une bonne occasion en tous cas pour tester vos connaissances sur la série.
  1. Quel est le prénom de Lord Sinclair ?
  2. Quelle était la profession de Dany Wilde avant sa rencontre avec Sinclair ?
  3. De quelle origine est Sinclair ?
  4. Comment s'appelle le Juge ?
  5. Qui a créé les costumes de Roger Moore ?
  6. Quelles sont les marques respectives de leurs voitures ? la couleur ?
  7. Quel est le titre original de la série ? 
  8. Qui a signé le fameux générique ?
  9. Quelle est l'année de la première diffusion de la série ?
  10. Qui fait la voix française de Tony Curtis/Dany Wilde ?
  11. Quel surnom Danny attribue-t-il à son ami ?
  12. Pourquoi la série s'arrête-t'elle au bout d'un an ?
Il y a une image dans le générique qui n'est pas reprise dans les épisodes, celle de la femme avec le collier qui remet son manteau de fourrure blanc.

 
 Danny et Brett se mettent au vert


Je ne me souvenais pas du tout du 1er épisode sur la rencontre des 2 personnages. Extrait.



Mais ce que j'aime avant tout c'est voir Brett danser ...

http://www.dailymotion.com/video/xewcff_brett-en-dany-en-boite_webcam#.UQMfbOjS4y4

Cadeau bonus :



Réponses du quizz :
  1. Brett
  2. Roi de la finance après avoir traîné dans les bas-fonds de New York
  3. Ecossais, de sang bleu !
  4. le Juge Fulton
  5. Roger Moore lui-même !
  6. Brett : Aston Martin DBS jaune ; Dany : Dino 246 GTS rouge (produite par Ferrari)
  7. The Persuaders
  8.  John Barry
  9. entre le 17/09/1971 et le 25/02/72 sur ITV ; à partir du 03/10/1972 sur la 2e chaine de  l'ORTF
  10. Michel Roux (Claude Bertrand pour Roger Moore)
  11. "ta Majesté" ou "ton Altesse"
  12. Car le succès n'est pas au RV aux US (contrairement à la France grâce notamment aux voix françaises) et Roger Moore commence à tourner les James Bond

samedi 8 décembre 2012

Paris vu par Hollywood


Figurez-vous que Paris a fait l'objet de plus de 800 films hollywoodiens. Et pourtant pour la plupart de ces films, pas un membre de l'équipe ne mit le bout de son pied dans la capitale, tout étant reconstitué en studio. Avec les clichés que l'on connait. C'est seulement à partir des années 50-60, dans le sillage de la Nouvelle Vague, que les films sont tournés (pour partie au moins) en décor naturel. Tout ceci est le thème de l'expo "Paris vu par Hollywood" à l'Hôtel de Ville que F, une amie et moi avons visitée ce matin.

Extraits de films, photos, affiches, story boards, dessins, maquettes, documents et costumes se succèdent selon des thèmes divers et variés : le muet avec ses films historiques, les comédies osées de la Belle Epoque avec ces belles parisiennes chics et dévergondées, puis le Paris Bohème et les comédies musicales et sentimentales des années 50 et 60, jusqu'aux films récents comme "Da Vinci Code" ou "Minuit à Paris" de Woody Allen. Lubitsch, Maurice Chevalier et bien sûr Audrey Hepburn sont à l'honneur : la plus belle femme du monde selon ma copine C. !

C'est un expo très intéressante qui donne envie de voir ou revoir tous les films cités. J'ai adoré les maquettes et dessins au crayon des scènes à tourner. Je donnerais la moitié de ma garde robe contre un seul des  dessins d"Un américian à Paris" ou de "Minuit à Paris" ! 

Allez y donc si vous avez encore le temps car l'expo finit le 15 décembre ; avec un peu de chance il y aura une prolongation.


Et si vous cherchez un endroit pas trop éloigné de l'Hôtel de Ville pour manger un morceau, je vous conseille "Schwartz" (cf site ici), un délicatessen dans le quartier juif (rue des Ecouffes) : déco style dinner américain, pastramis et hamburgers, une halte bien sympa.
 

"Ariane" de Billy Wilder : j'adore le début surtout avec l'accent de Maurice Chevalier!


Le début de "Midnight in Paris" de Woody


Le magnifique Paris des Aristochats, mon Walt Disney préféré

samedi 13 octobre 2012

Hommage

Vous avez dû apprendre la nouvelle, déjà un peu réchauffée .. Claude Pinoteau, le père de la Gifle et de la Boum, est mort. J'ai donc revu la Boum et c'est quand même quelque chose ; en fait c'est pile poil ma génération, tout me parle dans ce film, et surtout les tenues vestimentaires ! C'était la grande époque des sweat shirts (j'en avais de toutes les couleurs), le jean super serré bien sûr, les vestes en jean, les tee shirts Snoopy, les bonnets roulés, les sacs US army. La façon de parler aussi est très emblématique de l'époque. Extrait :


Et puis j'apprends ce matin que c'est Frank Alamo qui s'en est allé. Bon ce n'est pas vraiment ma génération mais quand même. Sa carrière a été fulgurante dans les années 60 puis a été brusquement stoppée en 1968. Frank Alamo c'est bien sûr "biche oh ma biche" "da doo ron ron" et ce que je ne savais pas c'est qu'il avait repris une de mes chansons cultes "no milk today" des Herman's Hermits et qui donne en français .. vous ne devinerez jamais ... "à travers les carreaux" !! Je vous épargne donc la VF et vous joins les paroles de ce titre énigmatique .. à vos karaokés !


No milk today, my love has gone away
The bottle stands forlorn, a symbol of the dawn
No milk today, it seems a common sight
But people passing by don't know the reason why

How could they know just what this message means
The end of my hopes, the end of all my dreams
How could they know the palace there had been
Behind the door where my love reigned as queen

No milk today, it wasn't always so
The company was gay, we'd turn night into day

But all that's left is a place dark and lonely
A terraced house in a mean street back of town
Becomes a shrine when I think of you only
Just two up two down

No milk today, it wasn't always so
The company was gay, we'd turn night into day
As music played the faster did we dance
We felt it both at once, the start of our romance

How could they know just what this message means
The end of my hopes, the end of all my dreams
How could they know a palace there had been
Behind the door where my love reigned as queen

No milk today, my love has gone away
The bottle stands forlorn, a symbol of the dawn

But all that's left is a place dark and lonely
A terraced house in a mean street back of town
Becomes a shrine when I think of you only
Just two up two down

No milk today, my love has gone away
The bottle stands forlorn, a symbol of the dawn
No milk today, it seems a common sight
But people passing by don't know the reason why

How could they know just what this message means
The end of my hopes, the end of all my dreams
How could they know a palace there had been
Behind the door where my love reigned as queen

No milk today, it wasn't always so
The company was gay, we'd turn night into day

But all that's left is a place dark and lonely
A terraced house in a mean street back of town
Oh all that's left is a place dark and lonely
A terraced house in a mean street back of town
Oh all that's left is a place dark and lonely
A terraced house in a mean street back of town

Bon week end à tous !

jeudi 6 septembre 2012

La semaine de la Comédie


 Un évènement de rentrée organisé par Télérama et UGC. L'opération s'est déroulée dans les villes de Bordeaux, Lille, Lyon, Toulouse et Paris du 29 août au 4 septembre .. ben oui je sais c'est un peu tard pour vous prévenir ..  3,50 € pour 2 pour aller voir ou revoir les comédies de l'année et celles à venir (en avant première). J'avais l'embarras du choix car j'ai peu fréquenté les salles de ciné cette année, et j'avais donc préparé une bonne liste des films à voir.

Finalement, je n'en ai vu que deux :
  1. "Adieu Berthe ou l'enterrement de mémé" de Bruno Podalydès
J'avais bien envie de voir ce film car j'ai assisté à la Master Class de Denis Podalydès au Forum des Images et il nous avait parlé de ce film en préparation, dans lequel on retrouve des éléments autobiographiques des deux Podas : la scène qui se passe à Chatou et donc non loin du Versailles de leur enfance, le héros pharmacien comme leur père, la poésie de la magie en référence aux jeux de leur enfance, et le clin d'oeil à leur grand-mère qui vient de mourir. Le tout servi par des supers acteurs, à commencer par les frangins - Bruno en croque-mort, Denis en mari volage - Valérie Lemercier la maîtresse, Pierre Arditi excellent en père qui a perdu la boule, et la fidèle équipe de la Comédie Française Michel Vuillermoz, Michel Robin, Catherine Hiegel qui a mis en scène le Bourgeois Gentilhomme joué par Morel. Le scénario a été écrit par les 2 frères. Un film drôle et émouvant.

 

    2.  "Suivez Hortense" de Pascal Bonitzer en avant-première
Toute l'équipe du film était présent pour l'avant-première : Bacri, Isabelle Carré, Claude Rich, Pascal Bonitzer, Kristin Scott Thomas. Fabienne Pascault de Télérama qui présentait le film s'est fait vertement remettre en place par Bonitzer car elle en disait un peu trop sur le film au goût de ce dernier. J'ai beaucoup aimé le film. Il est vrai que je suis une inconditionnelle du bougon Bacri. J'avais déjà vu "Tout sur Robert' de Bonitzer avec Lucchini et bien aimé également. C'est une comédie certes mais sur fond mélancolique : un couple qui part à vau l'eau, des rapports complexes entre un fils et son père - Claude Rich superbe en président du Conseil d'Etat, le problème des sans papiers et les lâchetés des uns et des autres. A voir absolument en ces toujours difficiles périodes de rentrée.

samedi 23 juin 2012

Toutoudou tou dou tou ..

"I'm siiiinging in the rain, just siiiinging in the rain, what a gloorious feEeling, I'm haaaappy again"

Depuis ma rencontre avec Stanley Donen mercredi dernier, cet air ne me quitte plus ! Oui vous avez bien lu, j'ai bien rencontré l'un des derniers réalisateurs de l'âge d'or d'Hollywood encore parmi nous, le grand Stanley Donen, à qui l'on doit "un jour à New york", "funny face" (drôle de frimousse), "voyage à deux",  "Royal Wedding" (celui où Fred Astaire se la joue Dunlopillo en dansant sur les murs), l'excellent "Charade" ou encore et surtout "Chantons sous la pluie".

C'est dans le cadre du festival "Paris vu par Hollywood" que la rencontre a été organisée par le Forum des Images. Inutile de vous dire que la salle était comble. Stan, 88 printemps, est plus en forme que jamais. Il nous a même confié préparer un nouveau film. On nous avait donné un petit casque pour la traduction mais Stan a préféré s'exprimer en français - ou une sorte de franglais - et je dois dire qu'il parle plutôt bien pour un américain. Il était interrogé par Marc Voinchet, journaliste animateur des Matins de France Culture, qui a eu bien du mal à mener son interview car le Stan aime rigoler et ne se livre pas beaucoup. L'interview d'une durée d'une heure et demi était entrecoupée d'extraits comme pour les Master Class (cf mon post du 3 mai dernier). Il nous a surtout parlé de son admiration sans borne pour Fred Astaire qui est à l'origine de sa vocation et de son amour pour la danse dès son plus jeune âge. Il a d'ailleurs commencé sa carrière en tant que danseur. Il a beaucoup collaboré avec Gene Kelly, avec lequel il cosignera "Chantons sous la pluie" et aussi avec Audrey Hepburn.

Evidemment je ne peux pas résister. Extrait obligatoire. J'ai revu ce film au cinéma l'été dernier avec ma nièce et sur grand écran ça donne. Qui n'a pas rêvé d'en faire autant, surtout à la fin de la vidéo (à 3mn 50 mon passage préféré):


La bande annonce de Charade qui se passe à Paris et qui a été projeté après l'interview


Cet extrait n'est pas tiré d'un film de lui mais c'est lui qui a conçu ce passage, prouesse technique à une époque où on ne parlait pas encore d'effets spéciaux :

jeudi 3 mai 2012

La leçon du Professeur Blier

Jeudi dernier, j'ai eu droit à une leçon de cinéma par Bertrand Blier en personne. Ouaip  ! 

Chaque mois, le Forum des Images à Paris invite un réalisateur ou un acteur à faire sa Master Class. En février 2009 j'avais déjà eu la chance d'assister à la Master Class de Claude Chabrol. Depuis lors se sont succédés FF Coppola, Jacques Audiard, Depardieu, Claude Miller, Isabelle Huppert, les Frères Dardenne, Tavernier, Assayas, Amos Gitai, Téchiné, Costa Gavras, Mike Leigh, et tant d'autres encore. La personnalité se pose là devant l'écran de cinéma face au journaliste et critique de cinéma Pascal Mérigeau (le Point, le Monde, Nouvelle Obs) et elle se raconte, pendant 1h30, pour notre plus grand plaisir. De temps à autre un extrait de film vient étayer son récit. Bref un moment inoubliable pour la modeste somme de 5 euros. J'attends avec impatience le prochain Master Class : Bruno Podalydès en mai.


Pour l'heure c'est Bertrand Blier qui nous fait son cinéma. Il nous raconte son enfance (il nait en 1939), ses relations avec son célèbre père (Bernard Blier que j'adore) qu'il fait tourner à plusieurs reprises, notamment dans Buffet Froid, sa vocation pour le cinéma (inspirée par Clouzot), ses premiers pas, son premier succès (les Valseuses), son premier bide (Calmos), son oscar (Préparez vos mouchoirs), ses relations avec ses acteurs fétiches (Dewaere, Depardieu), son goût pour la provocation, les dialogues à la Audiard et l'humour noir. C'est très étonnant de voir de quelle façon il est arrivé à faire chacun de ses films. C'est souvent grâce à une rencontre, un fait anodin. En tous cas ça donne vraiment envie de revoir ses films.

Cf ci-dessous sa filmo. Je me suis amusée à mettre en jaune les films que j'ai vus et dont je me souviens bien. J'ai peu de souvenirs de Beau Père et Notre histoire, ça fait trop longtemps.
 
   1963 : Hitler, connais pas (documentaire)
    1966 : La Grimace (court métrage)
    1967 : Si j'étais un espion (Breakdown)
    1974 : Les Valseuses
    1976 : Calmos
    1978 : Préparez vos mouchoirs
    1979 : Buffet froid
    1981 : Beau-père
    1983 : La Femme de mon pote
    1984 : Notre histoire
    1986 : Tenue de soirée
    1989 : Trop belle pour toi
    1990 : Merci la vie
    1993 : Un, deux, trois, soleil
    1996 : Mon homme
    2000 : Les Acteurs
    2003 : Les Côtelettes
    2005 : Combien tu m'aimes ?
    2010 : Le Bruit des glaçons

Une chance pour vous, le cours a été enregistré !

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mercredi 18 avril 2012

Antoine Doinel se marie

Doinel suite du visionnage du coffret DVD (pour voir les épisodes précédents cliquer sur le tag "Doinel" en bas de ce message)

Rien ne va plus pour Antoine Doinel. Dépité par son premier échec amoureux (cf post du 12 mars), il s'est engagé dans l'armée et a fini au trou pour insubordination. C'est ici que commence "Baisers volés" le troisième épisode de la série des Doinel de François Truffaut qui retrouve son personnage fétiche en 1968, soit six ans après Antoine et Colette. Doinel est maintenant un jeune homme de 23 ans qui finira donc par se faire virer de l'armée. (Là encore Truffaut s'inspire largement de sa vie. Il s'est bel et bien engagé dans l'armée suite à un chagrin d'amour pour se faire tuer en Indochine et s'est fait réformer pour instabilité caractérielle.) Sitôt de retour dans la vie civile, Antoine Doinel se met à collectionner les petits boulots d'où il se fait immanquablement virer : veilleur de nuit, puis détective privé puis vendeur de chaussures puis encore réparateur de télés. Il  courtise Christine (la jolie Claude Jade dont c'est le premier rôle) dont il est fou amoureux mais se laisse distraire par son amour tout aussi fulgurant pour la femme de son patron (la non moins jolie Delphine Seyrig alias la fée dans "peau d'âne"). Le personnage de Doinel prend toute sa force : instable, imprévisible, .. un triple A pour Michael Lonsdale, génial (cf la 3ème vidéo).

Truffaut met ici à l'honneur sa passion pour Balzac déjà présente dans "les 400 coups," car le film est parait-il inspiré du "lys dans la vallée". (Je n'ai donc pas d'autre choix que d'ajouter ce grand classique à ma liste de livres à lire).

Quelques anecdotes sur le film :
L'équipe du film a travaillé avec une vraie équipe de détectives qui leur ont appris les ficelles du métier. C'est d'ailleurs à cette agence que s'adressera Truffaut pour retrouver son père qui l'abandonna à sa naissance. Son père biologique était en fait un dentiste juif qu'il finira par retrouver
Le titre "Baisers volés" vient de la chanson de Charles Trénet "que reste-t-il de nos amours".

A voir ! Morceaux choisis :





mardi 13 mars 2012

Antoine Doinel tombe amoureux

Nous retrouvons le petit Antoine Doinel alias Jean-Pierre Léaud trois ans après l'énorme succès que fut "Les 400 coups" (cf mon message du 3 mars). Entre-temps, Truffaut a tourné "Tirez sur le pianiste" avec Charles Aznavour, "Tire au flanc 62" qui ne marquera pas les annales et "Jules et Jim". Truffaut avait très envie de retrouver Léaud et il trouve une occasion en or en 1962 car il est invité à participer à un film à sketchs "l'amour à 20 ans" qui met en scène des histoires d'amour. Cinq réalisateurs, cinq capitales, cinq histoires. Truffaut représente Paris et décide de reprendre le personnage d'Antoine Doinel - alors âgé de 17 ans - pour lui faire connaitre ses premiers émois amoureux. Le court métrage de 30 mn fera carrière indépendamment du film à sketchs sous le nom d'"Antoine et Colette".

On y apprend qu'Antoine, pris en main par une psychologue qui a pu le sortir du centre de délinquant, a finalement quitté l'école et sa famille pour vivre sa vie, enchainant les petits boulots. Il tombe amoureux d'une jeune fille (un premier rôle pour Marie-France Pisier hélas disparue l'année dernière dans des circonstances troublantes) mais ne réussira à conquérir que ses parents ! C'est d'ailleurs notre Maguy nationale, Rosy Varte, elle aussi disparue il y a 2 mois, qui joue la mère de Colette. Le film est tout aussi autobiographique. A la différence près que Truffaut ne fréquentait pas les Jeunesses Musicales mais la Cinémathèque. Truffaut aussi, par amour pour une fille (une Colette aussi), a déménagé pour s'installer juste sous ses fenêtres, et lui aussi s'est pris un joli rateau. Première déception amoureuse pour celui qui deviendra un incorrigible homme à femmes.


C'est évidemment très sympa de retrouver Doinel après les 400 coups mais ce Doinel-là a quelque peu perdu de sa gouaille. Il est triste et bien trop sérieux. Truffaut n'a pas encore donné à son personnage les traits de caractères qui feront définitivement son succès, ni encore la maladresse  et l'effet comique qui y sont associés. Le meilleur de Doinel reste à venir ...

Voici pour les amateurs les 8 premières minutes du film. Le reste est disponible en streaming sur You Tube
A suivre ...

NB : Pour retrouver tous les messages de la série Doinel cliquer sur "Doinel" ci-dessous

samedi 3 mars 2012

Truffaut : les premiers pas

J'ai acheté le coffret DVD MK2 de la série des Doinel de Truffaut. Dans les bonus, il  y a son tout premier film. Enfin pas tout a fait le 1er car en 1954 il a déjà tourné "Une visite" avec ses copains Rivette et Resnais, un court métrage que Truffaut a renié par la suite ; c'était donc plus un coup d'essai et il est quasi impossible de le voir aujourd'hui. Son 1er donc c'est "les Mistons", un court de 16 mn tourné 3 ans plus tard et qui met en scène une bande de gamins nîmois quelque peu troublés par la belle Bernadette qu'ils ne se lassent pas de regarder.  Faute de pouvoir l'aimer - ils sont bien trop petits pour cela - ils font tout pour faire capoter ses histoires d'amour. C'est très sympa et les textes de Maurice Pons sont très beaux. La Bernadette en question n'est autre que Bernadette Lafont qui fait elle aussi ses premiers pas, embarquée dans l'aventure car elle est la petite amie de Gérard Blain, l'acteur choisi par Truffaut pour jouer l'amoureux. On peut voir le film en entier sur You Tube. Avis aux amateurs..

Mais le 1er vrai grand film de Truffaut c'est bien sûr "les quatre cent coups" tourné en 1959. A ce propos, avez-vous déjà vu les images du casting de Jean-Pierre Léaud pour le rôle d'Antoine ? Impayable

Dans les bonus il y a aussi le film commenté par Robert Lachenay, l'ami d'enfance de Truffaut qui apparait dans le film sous les traits de René avec lequel Antoine Doinel fait les 400 coups. Je ne savais pas que le film était à ce point autobiographique. Tout comme Antoine, Truffaut a beaucoup souffert dans son enfance de l'indifférence de ses parents (enfin sa mère et son beau-père car il est né de père inconnu). Lui aussi dormait dans le couloir, était laissé tout seul à Paris pendant les week-ends. Son ami raconte qu'il allait dormir chez lui ces week-end là et ensemble ils passaient la nuit à roder dans Paris, à la recherche de photos de cinéma qu'ils piquaient après avoir brisé les vitrines, pour les coller dans leurs albums d'images (ils étaient tous deux fondus de cinéma et lorsqu'ils faisaient l'école buissonière c'était toujours pour aller au cinoche). Et tout comme Antoine, Truffaut a été envoyé dans un centre pour délinquants. 

En fait c'est juste l'époque qui change car le film se passe au début des années 60 alors que l'enfance de Truffaut c'était juste après-guerre. C'était une autre époque. Les enfants n'étaient pas considérés de la même façon.  Il semble aussi que Truffaut était assez différent de JP Léaud. Il n'était pas si gouailleur et frondeur mais au contraire plutôt timide et réservé. Les conneries, ils les faisaient surtout sous l'influence de son copain Robert. Le film doit bien sûr énormément à la performance de Léaud. C'est vraiment un excellent film, bouleversant. A voir et à revoir.
L'acte de naissance de la nouvelle vague. 

 A suivre ...

ps : pour retrouver tous les épisodes de la série Doinel, cliquez sur Doinel ci-dessous