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samedi 11 mai 2013

Qui a ciselé la pianiste ?


  
Mon neveu, 14 ans, est venu passer des petites vacances chez sa Tatie parisienne. A cette occasion, je l'ai emmené au théâtre voir une pièce dont j'avais entendu parler et qui marche très fort. Il s'agit de la même équipe que celle de la pièce "le tour du monde en 80 jours" que j'avais beaucoup aimée et qui a fêté récemment sa 2000ème, ainsi que celle de "Mission Florimont", autre succès. Elle s'appelle la compagnie Sébastien Azzopardi.

C'est une enquête policière sur fond de salon de coiffure et la particularité de la pièce est l'interaction avec le public. C'est le public qui au final désignera l'assassin mais je préfère ne pas en dire trop. On rit beaucoup. Le coiffeur - Romain Canard sur scène comme dans la vie, qui jouait également dans le Tour du Monde - est très drôle en folle déjantée. J'ai bien aimé aussi le jeu du capitaine policier - Olivier Solivérès - et de Dominique Bioret en Madame Télérama, une dame bien comme il faut en tailleur Chanel. On y retrouve également Yan Mercoeur qui jouait aussi dans le Tour du Monde, qui arrive toujours à garder son sérieux malgré le délire ambiant. L'improvisation est de mise à cause de l'interaction avec le public et ça donne des choses assez truculentes parfois. 

La pièce est adaptée d'une pièce de Paul Pörtner qui est donnée aux US depuis plus de 30 ans !

A voir à Paris au Théâtre des Mathurins (prolongations jusqu'au 7 septembre) ou en province où ils tournent régulièrement



dimanche 5 mai 2013

Ce sacré Don Giovanni

Le week end dernier, H&M, des amis bretons (et non suédois) de passage à Paris, nous ont emmené à l'opéra, au Théâtre des Champs Elysées. La soeur de M jouait dans l'orchestre en tant que violoncelliste. Il s'agissait de Don Giovanni, le célèbre opéra de Mozart.


Figurez-vous - j'ai honte - mais j'ai réalisé seulement à cette occasion que Don Giovanni et Don Juan c'était du pareil au même. Je n'avais jamais fait le rapprochement ! Je rappelle l'histoire pour les ignorants comme moi. Le riche et beau Giovanni est un séducteur et coureur de jupons impénitent qui sévit à Séville. Il est insatiable. Il lui faut des femmes en permanence : des jeunes, des vieilles, des laides, des idiotes, qu'importe ! Pour rencontrer ces dames, il se fait souvent aider par son valet et complice Leporello. Et que la dame en question soit déjà fiancée ou mariée c'est le cadet de ses soucis. L'opéra s'ouvre sur un meurtre : don Giovanni tue le Commandeur qui l'a surpris auprès de sa fille, Donna Anna. Puis s'ensuivent des tas d'intrigues amoureuses avec Donna Elvira, Donna Anna, Zerlina , , lesquelles se finissent de plus en plus mal pour notre héros. A un moment donné, Leporello et Don Giovanni échangent même leurs rôles pour tromper les ennemis du séducteur. Et puis tout à coup le Commandeur ressuscite et s'invite à dîner chez son assassin !! Il demande à Don Giovanni de se repentir mais ce dernier refuse et alors il est englouti par les flammes de l'enfer ... Fin.

L'opéra, créé par Mozart en 1787, était dirigé par Jérémie Rohrer et mis en scène par Stéphane Braunschweig. Une mise en scène très contemporaine et très déstabilisante. Les costumes sont d'aujourd'hui et les scènes se trouvent être dans des décors de chambre à coucher ultra contemporaine, une salle de massage, et même la morgue (Don Giovanni finit dans un four crématoire !). Tout est noir et blanc, ultra minimaliste et peu à peu quelques couleurs surgissent .. du rouge .. et des costumes d'époque ! J'avoue que je n'ai pas tout compris. Mais du coup on a moins souffert du fait que nous étions placés dans les places de pauvres, dans un balcon tout en haut du théâtre avec vue sur la moitié de la scène seulement.

Heuseusement il reste la musique ... extrait


Le tube : la fameuse liste des maitresses de Don Giovanni par Leporello (emprunté à une autre mise en scène) 1003 rien qu'en Espagne vous imaginez ?!


samedi 15 décembre 2012

Alex Lutz

Ah que ça fait du bien de rire, surtout en ces temps bien moroses. Je suis allée voir le one man show d'Alex Lutz sur les conseils de F dans un nouveau lieu qui vient d'ouvrir à Montparnasse : le Grand Point Virgule, grand frère du mythique lieu éponyme.

Saviez vous d'ailleurs que Le Point Virgule est né (en 1978) à la suite d'un lieu créé par Martine Lamotte, Anémone, Lanvin, etc ... "la Veuve Pichard". Riquiqui et inconfortable à souhait le Point Virgule mais tellement chaleureux, beaucoup d'artistes y ont fait leur début : je cite : "Bigard, Pierre Palmade, Elie Kakou, Laurent Ruquier, Chantal Ladesou, Florence Foresti (je l'ai vue là à ses débuts), Anne Roumanoff, Stephane Guillon, Jerôme Daran, Olivier de Benoist". Personnellement j'y ai vu quelques d'artistes dont certains marchent plus ou moins (Tex, Gustave Parking). 

L'idée du Grand Point Virgule est d'accueillir ceux qui ont été lancés par le Point Virgule. La capacité d'accueil est en effet meilleure (une salle de 430 places et une plus petite de 222). En fait c'est un ancien cinéma reconverti, sans beaucoup de charme avec juste un peu plus de confort que son petit frère. Mais trêves de blabla et place à l'artiste !

Si les sketches d'Alex Lutz ne vous disent  rien, vous l'avez peut-être vu au cinéma dans "OSS 117 Rio ne répond plus". C'est le jeune blondinet, Friedrich Heinrich von Zimmel, le fils du nazi. Je vous ai remis un extrait pour vous rafraichir la mémoire. Strasbourgeois d'origine, il a commencé par jouer au théâtre, mettre en scène et écrire pour les autres (Sylvie Joly, Palmade) avant de se lancer dans le one man show en 2007 au Point Virgule.  Il n'est pas seulement drôle, il m'a surtout bluffé par son jeu de scène et ses transformations extraordinaires (en petit vieux, en cheval ..). J'ai adoré le sketch de l'histoire de Montparnasse, hélas non disponible sur le net, Bref, Je vous recommande chaudement son spectacle ; si vous êtes déçus, promis je vous rembourse !

                                        
             
        

                                         

                                          

                                          

mardi 12 juin 2012

Pop'pea

La semaine dernière je suis allée à l'opéra. Pour un opéra un peu spécial. Pop"pea ! "Le couronnement de Pop'pea", le dernier opéra de Monteverdi revisité en opéra rock à la sauce Pierrick Sorin. Pierrick Sorin, le vidéaste nantais que je suis depuis plus de dix ans ne s'arrange pas avec l'âge. Toujours aussi fou ! Mais j'aime toujours autant. Pour ceux qui ne le connaissent pas, il s'est fait surtout connaitre en se mettant en scène dans des sortes de théâtres optiques réalisés en maquette ou à partir d'objets réels dans lesquels son image est projeté en hologramme. C'est un peu difficile à décrire. Ca donne ça par exemple :

Pierrick Sorin tourne disque
 Pour Pop'pea, il projette l'image des décors créés sur scène sur un écran placé au dessus et y incruste les artistes en live. Génial ! En 2008, il avait déjà mis en scène un opéra (ou plutôt un opéra bouffe) : "la Pietra del Paragone" de Rossini, que j'avais vu également et beaucoup aimé.

Le casting de Pop'pea est alléchant : dans le rôle titre de Néron : Carl Barat (ex co-leader avec Pete Doherty des Libertines), Marc Almond (le chanteur des Soft Cell - Tainted Love le tube new wave vous vous souvenez ?) dans le rôle de Senèque, et Benjamin Biolay pour Othon. Et Peter Howard, ex batteur des Clash à la batterie et à la direction musicale. Pas mal n'est-ce pas ? En Poppea la cantatrice Valérie Gabail et la chanteuse de jazz Fredrika Stahl pour Drusilla. 

J'ai été un peu déçue par la prestation de Biolay que j'aime beaucoup par ailleurs mais qui manquait un peu d'épaisseur et ne semblait pas très à l'aise sur scène. Le jeu de Carl Barat m'a un peu perturbé au début mais au fil du temps il a pris ses marques et son envol. Il a finalement très bien su rendre la fougue et la folie de Néron. Mais celui qui "crève la scène" c'est sans conteste Marc Almond, superbe voix toute en fragilité. Ca m'a donné envie d'écouter ses derniers albums.

Pop'pea : Néron au bar avec Othon
La Pietra del Paragone
Comme ils se sont super protégés au niveau des droits je ne peux hélas pas vous passer d'extraits. Alors je vous propose de retrouver Marc Almond dans un rôle prémonitoire :


et Carl Barat qui pousse la chansonnette

samedi 10 mars 2012

Gentilhomme Morel le Bourgeois en

La semaine dernière je suis allée au théâtre voir "le Bourgeois Gentilhomme" au théâtre de la Porte St Martin, un beau théâtre datant du 18e s. comme il en existe tant d'autres à Paris - dorures, rideau rouge, plafond peint, ... Michel Sardou en a eu la direction pendant quelques années et aujourd'hui c'est Jean-Claude Camus qui tient les rênes. Le théâtre vit passer Hugo, Dumas, Sarah Bernard, et la création française de Hair. Plus récemment, j'y ai vu "l'Avare" : une superbe prestation de Michel Bouquet qui lui vaudra un Molière en 2008.



Nous y retrouvons donc Molière pour une comédie-ballet mise en scène par Catherine Hiegel, ex-sociétaire de la Comédie Française (elle y resta 40 ans) et accessoirement ex de Richard Berry. C'est elle qui joue le rôle de l'infirmière qui intervertit les bébés dans "La vie est un long fleuve tranquille". La pièce qui met en scène un riche bourgeois qui se rend ridicule à tenter d'imiter les us et coutumes de la noblesse, a été créée sur commande de Louis XIV, suite à la visite d'un ambassadeur turc à Versailles. Molière en a écrit les paroles, Lully la musique. Et pour succéder à Molière dans le rôle titre de Monsieur Jourdain : François Morel, dont je suis une fan invétérée et dont j'ai vu quasiment tous les spectacles.

Durée de la pièce : 3h entracte inclus. Cela n'était pas pour me rassurer d'autant plus qu'à peine 30 mn après le lever du rideau je me suis endormie !! Impossible de tenir les yeux ouverts. Il est vrai aussi que la première partie est un peu momolle. Ce sont surtout les ballets et la musique de Sully qui sont mis en avant. Heureusement Morel-Jourdain veille au grain et chacune de ses apparitions réveille l'atmosphère.  Ah quelle belle chose que la leçon de philosophie ! "Vos yeux beaux d'amour me font, belle Marquise, mourir". Difficile de dormir en revanche lors de la deuxième partie. Et ce serait bien dommage. Le rythme s'accélère,  les décors changent, les costumes chatoient, il y a du monde partout (30 personnes en tout !) c'est un joyeux bordel et on rit de cette turquerie. François Morel fait des merveilles dans ce rôle qui lui va comme un gant. Pour notre plus grand plaisir. Allez-y !
Extraits :

Le Bourgeois Gentilhomme jusqu'au 27/05/2012

mercredi 29 février 2012

Comment l'esprit vient aux femmes ..


 Ce week-end, nous avons eu la visite de ma belle-soeur de Bordeaux et sa fille. Pour l'occasion, nous les emmenons au théâtre, au mythique Café de la Gare. Ce café-théâtre a été créé en 1969, et c'est avant tout une histoire de copains : Romain Bouteille, Coluche et sa copine Miou Miou, Patrick Dewaere et sa future femme Sotha, Henri Guibet et Martin Lamotte, qui seront ensuite rejoints par Gérard Lanvin, Depardieu, et même Renaud ! En 1972, le théâtre quitte le passage d'Odessa pour s'installer à son emplacement actuel, un ancien relais de poste, avec sa charmante cour intérieure qui accueille un resto avec terrasse (très agréable l'été d'ailleurs) et le Centre de danse du Marais. Ma belle-soeur me raconte que son mari y est venu et c'est Dewaere lui-même qui faisait les entrées. A l'époque le prix des places était tiré au sort à l'aide d'une grande roulette de loterie. Le café-théâtre est toujours dirigé par Sotha, l'ex femme de Dewaere.

La pièce que nous voyons est "Comment l'esprit vient aux femmes", une pièce inspirée de l'oeuvre de Garson Kanin, dont Georges Cukor avait déjà tiré un film en 1950. 250ème représentation ! C'est l'histoire d'un couple, en 1946, un homme d'affaire véreux et sa pépé, ex danseuse de cabaret, d'une stupidité rare. Afin de tutoyer les grands de ce monde, l'homme engage un journaliste pour rendre sa  girl moins nunuche et la sortir dans la haute société.  

La pièce, mise en scène par Manon Rony, une habituée du Café de la Gare, est une vraie réussite. Le décor, les costumes d'époque et surtout les acteurs, vraiment excellents surtout Thiphaine Daviot (de Plus belle la vie !) qui joue la nunuche ; elle crève la scène et est vraiment très drôle. Ken Higelin le fils de .. joue très bien aussi. J'ai plus de réserves sur le comédien qui tient le rôle de l'avocat qui n'était pas à la hauteur des autres. Et quel plaisir de voir une pièce dans cette petite salle, au 3ème rang, pour à peine plus cher qu'une place de ciné (15€).

Le Café de la Gare, 
41 rue du Temple, 
Paris 4e



dimanche 19 février 2012

Des humoristes français

Petite séquence humour ... deux humoristes français que j'aime beaucoup et que j'ai découvert en participant à l'émission de France 4 "pliés en 4" il y a quelques années. A (re)découvrir :

Le premier est Jérôme Daran. Ses premières scènes (dans des salles intimistes) remontent à 2003 mais c'est surtout grâce à Florence Floresti qui lui demandera de co-écrire certains de ses sketches qu'elle jouera pour Laurent Ruquier qu'il se fait connaître. Pour la petite histoire, ils étaient d'ailleurs ensemble aussi dans la vie. Ils s'inspirent tous deux largement des rapports hommes/femmes pour écrire leurs sketches. En 2006 Jérome Daran décroche le Point Virgule où il fait salle comble. Puis en 2009 c'est le Théâtre Trévise où je l'ai vu. Super spectacle. Puis il enchaîne au Splendid toujours en 2009.

Le second est Arnaud Cosson, qui suit Jerôme Daran de près. Il monte son premier one man show en 2004 et après plusieurs participations dans les festivals et les scènes ouvertes il fait le théâtre des Blancs Manteaux en 2008 puis le Point Virgule en 2009 avec son spectacle "tout est bon dans le cosson" . Depuis 2010 il participe régulièrement à l'émission de Ruquier "on n'demande qu'à en rire".

Mais trève de blablas ..  et place au rire !

Jérôme Daran




  Arnaud Cosson


Je vois qu'Arnaud protège bien ses droits d'auteur. On retrouve très peu de sketchs  tirés directement de ses spectacles. Le "mec bourré" que j'avais adoré n'est plus disponible à l'écoute. Allez donc le voir ! il est actuellement au Théatre de dix heures et on peut trouver des places à 12 euros.

jeudi 9 février 2012

La Comédie Italienne

Avec une copine, ça faisait longtemps qu'on voulait aller à la Comédie Italienne, ce théâtre situé rue de la Gaité à Paris, dont la devanture refaite récemment ne passe pas inaperçue (je me demande d'ailleurs si elle n'est pas refaite en fonction des spectacles). Le théâtre, présenté comme le seul théâtre italien en France, a été créé en 1974 par un ancien élève du Piccolo Theatro de Milan, et installé à son emplacement actuel en 1980. C'était à l'origine un commissariat de Police ! et le rachat du magasin à côté en 1991 a permis d'agrandir un peu le lieu.


L'intérieur est très italien évidemment, tout de velours rouge, de peintures du sol au plafond  et de masques italiens. La salle est riquiqui - on a du mal à croire qu'elle compte 100 places - et pas de première fraicheur. Mais c'est bien là tout le charme de l'endroit. La pièce jouée est "Arlequin, valet de 2 maîtres" de Goldoni et on y retrouve les personnages de la Comedia del Arte : Arlequin bien sûr mais aussi Pantalone, le docteur, les amoureux, ... J'ai mis une bonne demi heure à me demander à ce qu'on pouvait trouver à cette pantalonnade (le mot est de circonstance), cette bouffonnerie même pas drôle. Et peu à peu la magie opère, on se laisse gagner par les personnages et leur jeu outrancier, on sourit de plus en plus, et on rit même, on s'attache. Les comédiens sont vraiment bons, mention spéciale à Arlequin et à Pantalone joué par une femme.

Un belle occasion de découvrir ce théâtre bien sympa et chaleureux.

Petit extrait 





jeudi 2 février 2012

Remember Pierre Péchin

Vous souvenez-vous de Pierre Péchin ? Consacré meilleur humoriste de l'année 1976, on lui doit quelques sketches qui ont marqué les annales : "la dictée" et "La cèggal et la foôrmi".par exemple  que je vous présente ici. C'était quand même pas mal ce qu'il faisait non ? surtout pour l"époque car en dehors de Thierry le Luron il ne devait pas y avoir tant de comiques que ça. Et puis ça n'a pas vraiment vieilli je trouve. Il était apparemment connu aussi pour ses canulars sur  Europe 1 mais ça ne me dit rien. II a disparu pendant quelques décennies et est remonté sur les planches il y a quelques années ; mais bon à écouter ses derniers spectacles, il semble malheureusement avoir quelque peu perdu de sa verve.




Je n'ai pas réussi à retrouver "Le côrbo et lè rênaar" il me semble qu'il était aussi assez fameux. Si jamais quelqu'un d'entre vous le retrouve je suis preneuse ! Si vous en voulez d'autres je vous invite à écouter lien vers le match de tennis ou le drôle de bulletin de nouvelles ou encore l'alcoolo